Un pourvoi en cassation avait été formé par le journaliste Philippe Miller, qui s’était vu saisir ses notes, son ordinateur portable et son téléphone au cours d’un rendez-vous dans un restaurant, à la fin de 2024.

Le journaliste français Philippe Miller (au centre),lors d’un rassemblement de soutien à la journaliste Ariane Lavrilleux,convoquée au tribunal de Paris à la suite de la publication par le média « Disclose » d’articles sur les liens entre une opération des services de renseignement français et l’Egypte. Ici à Paris,le 17 janvier 2025. ANNA KURTH/AFP La Cour de cassation a consacré,mardi 17 mars,la protection des sources des journalistes en tout lieu,même en dehors de leur rédaction,dans un arrêt très attendu par les organisations et syndicats de la profession.
Le journaliste Philippe Miller,interpellé au cours d’un rendez-vous dans un restaurant et qui avait contesté la saisie de ses notes,de son ordinateur portable et de son téléphone devant le juge des libertés et de la détention,avait ensuite formé un pourvoi en cassation contre la décision du magistrat.
L’affaire était ainsi remontée jusqu’à la plus haute juridiction française,qui avait reconnu à la mi-janvier en audience publique que la question posée était « inédite ». La protection des sources des journalistes n’est pas absolue,et peut être levée par le juge,mais elle est essentielle au travail des journalistes,qui officient de plus en plus à l’extérieur ou en télétravail et rencontrent leurs sources dans des lieux publics.
