
En séquençant l’ADN des mollys amazones,des biologistes se sont aperçus que celui-ci avait un puissant système de correction des erreurs appelé conversion génique. (ARTUR PLAWGO / SCIENCE PHOTO LIB / Science Photo Library)
Les femelles de certains poissons sont capables de donner naissance toutes seules. Le mécanisme est simple,elles s’accouplent avec des mâles de n’importe quelle autre espèce,peu importe,car le spermatozoïde n’entrera jamais dans l’ovule. Il déclenchera seulement son développement,et de cet œuf sortira une femelle poisson identique à sa mère.
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Par ce phénomène,appelé gynogenèse,d’immenses populations de poissons arrivent à pulluler. C’est le cas du carassin argenté,qui colonise les rivières. Mais le clonage possède des défauts,à force de recopier l’ADN,des erreurs finissent par s’introduire. Les modèles génétiques prédisent qu’une espèce qui se clone ainsi devrait disparaître en moins de 10 000 ans. Pourtant,ces poissons cloneurs se reproduisent ainsi depuis plus de 100 000 ans,ne montrant aucun signe évident de maladies génétiques.
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En séquençant l’ADN des mollys,les biologistes se sont aperçus que celui-ci avait un puissant système de correction des erreurs appelé conversion génique. Lorsqu’une cellule de molly reproduit son ADN,si elle fait une erreur,elle est capable de remplacer la copie abîmée par la version originale. Parfois une mutation peut profiter à l’individu,et c’est grâce à ce genre d’erreurs que les espèces évoluent,dans ce cas,la cellule des mollys conserve cette "erreur" dans les versions suivantes.
Même en se clonant,les mollys évoluent,ils ne restent pas tous les mêmes. Ce mécanisme astucieux permet à leur espèce de profiter des avantages de la reproduction sexuée (la diversification du génome) sans les inconvénients (notamment toute l’énergie que cela demande pour trouver un partenaire). Ce phénomène pourrait expliquer le succès d’autres animaux qui se reproduisent par clonage,comme les dragons de Komodo,mais aussi nous permettre de mieux comprendre le fonctionnement de nos propres gènes.
